Paris aime Microsoft.


Le maire de Paris, monsieur Delanoë, a récemment renouvelé son partenariat pour l'équipement du parc informatique de la mairie de Paris. En plus de cet accord, la firme américaine, toujours en collaboration avec la mairie de Paris, a proposé une liste d'action plus ou moins sociale dans le but de former à l'informatique, de développer la culture du numérique et d'offrir quelques emplois.

Cependant, la communauté du libre était également sur les rangs (de plus que dans le même temps, une conférence sur le libre se déroulait également sur Paris). Mon avis est que Paris a peut-être fait un choix moins judicieux qu'il n'y parait:

-Premièrement, les logiciels Microsoft sont, c'est bien connu, extrêmement coûteux. Bien que comme en 2001 Microsoft ait décidé de jouer sur les tarifs pour séduire la mairie de Paris, la solution du libre, au niveau du prix, aurait été nettement plus cohérente. Il est d'autant plus important de souligner ce point puisque la mairie de Paris se sert évidemment des impôts des contribuables pour financer l'opération.

-Deuxièmement, la réalisation d'un accord avec la communauté des logiciels libres aurait également été bénéfique, que ce soit pour la question de l'emploi, de la formation à l'informatique mais également et surtout à sa popularisation auprés des communautés encore éloignées de ce domaine. En effet, la gratuité des logiciels libres et leur niveau de qualité équivalent voir même supérieur à celui de certains produits Microsoft en font des outils quasi indispensables à mon sens, pour initier les gens à l'informatique.

Il n'y a rien à redire: Microsoft a trés bien joué le coup. Cependant, Linux, Open Office et consort auraient été un choix plus intelligent au niveau du coût mais aussi au niveau de la formation et de l'accessibilité au monde du numérique. Pour des habitants n'ayant pas toujours les moyens de s'acheter un ordinateur mais également et surtout de se payer les logiciels qui vont avec, les sensibiliser au monde du libre les aurait éloigner des produits du géant américain et les aurait orienté vers des logiciels gratuits et donc accessibles à tous. C'est une évidence. Munich a, elle, suivit l'exemple du libre, alors pourquoi pas Paris? A bon entendeur....

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