Un sujet qui refait régulièrement surface quand un jeu commence à faire parler de lui en ce qui concerne son contenu. On en a eu l'exemple avec Manhunt, Resident Evil il y a un peu plus longtemps, mais également avec d'autres jeux issus de l'industrie vidéoludique niponne tel que Forbidden Siren ou Silent Hill. Un jeu que je retiendrais pour son côté gore et sadique voire même complètement dérangé: The Suffering. Il existe deux opus de ce jeu que je conseille pour ceux qui sont en mal de film d'horreur...

Bref, le fait est que lorsqu'on apprend qu'un enfant/adolescent s'est mis à défoncer le crane de son voisin à coup de marteau simplement parcequ'il a vu faire ça sur tel ou tel jeu (ce qui est arrivé au Royaume-Uni à cause du soft "Manhunt"), ou bien si un autre s'est mis à avoir une crise d'épilepsie et j'en passe... On assiste alors à une véritable levée de bouclier et on entend tel ou tel parent démonter en un temps record toute l'industrie du jeu vidéo... Ensuite, ce sont les hommes politiques qui s'y mettent... et le pire c'est que toute ces personnes parlent d'un monde, d'une industrie qu'elles ne connaissent pas. Selon elles, les jeux vidéo rendent bête, abrutissent les personnes qui en usent. Les concepteurs passent alors du statut de créateur de rêve au rang de fous furieux... Un peu facile non?

Bien sur que certains jeux usent de la violence, du sexe, de la drogue... le tout pour alimenter des histoires qui en font le fil conducteur de leur conception... Cependant, il faut voir plus loin que cela. Regardez aujourd'hui des consoles comme la Wii ou la DS, proposant des jeux réunissant petits et grands pour s'amuser ensemble... La création d'univers comme ceux de Mario, Sonic, Rayman, ou dans un autre registre Final Fantasy, Fable ou encore la série des The Elder Scrolls... des univers teintés pour certains de violence, oui... mais des univers qui nous font également voyager loin de ce que l'on voit habituellement sur nos médias à travers des actualités, des émisions ou des films dont le contenu parfois plus que douteux génère rarement un tel tolé.

Tout cela pour dire qu'avant de jeter la pierre sur une industrie qui pèse aujourd'hui trois fois le marché du cinéma et autant que celui de la musique, il faut d'abord savoir de quoi on parle, ne pas généraliser les productions de certains studios à toutes celles qui composent le paysage vidéoludique d'aujourd'hui. Enfin, si ces jeux violents et choquants engendrent ces faits divers tragiques que l'on relaie assez régulièrement aux infos, cela ne tient pas de la responsabilité des éditeurs mais de celle de toutes ces personnes qui ne se rendent pas forcément compte de ce qu'elles achètent, ou des parents souvent irresponsabes laissant leurs enfants accéder à des softs dont le contenu ne leur est pas forcément approprié et les laissant y jouer sans forcément instaurer de limites.

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